jeudi 30 janvier 2014

Les 24 heures de la BD


Cette année, j'ai participé pour la première fois aux vingt-quatre heures de la BD. Et ben c'est pas facile. J'avais prévu de faire une bonne et longue nuit la veille pour me préparer, mais mes voisins en ont décidé autrement (je vais essayer de me procurer un Taïpan du désert pour le leur offrir en guise de remerciements). Du coup, je suis arrivé déjà épuisé et au bout de dix heures (à une heure du matin, donc) j'avais les mains qui tremblaient à cause de la fatigue (j'ai espéré cinq secondes que ça me ferait dessiner comme Adam Eliott. En fait ça m'a fait dessiner comme un enfant de cinq ans).
J'ai tenu les vingt-quatre heures quand même. C'est d'ailleurs la première fois de ma vie que je reste aussi longtemps sans faire ne serait-ce qu'une demi-heure de sieste (trente-quatre heures très précisément. Encore merci aux voisins) Par contre, je n'ai pas réussi à faire les vingt-quatre planches requises : j'ai dû me contenter de vingt. 
Il faut dire que cette année, la contrainte imposée aux auteurs était vraiment difficile à appliquer : on nous a fourni 90 photos de Boulet, et on devait toutes les réutiliser en les redessinant/interprétant pour en faire notre BD, à raison d'une photo par case. ZBAM. Déjà, ça empêche ou limite fortement le recours à l'itération iconique, qui fait souvent figure d'arme secrète pour réussir le défi. Et j'ai l'impression d'avoir passé plus de temps à regarder des selfies, des photos de bouteilles, de livres ou de voitures d'un air perplexe en me demandant comment les utiliser dans mon histoire qu'à réellement dessiner.
Je me suis un peu laissé bridé par ça et j'ai pas réussi à faire une histoire qui me ressemble vraiment. La preuve : il n'y a pas un seul monstre. L'année prochaine, j'espère que la contrainte sera un peu moins compliquée à respecter, et que je pourrai faire les vingt-quatre planches. J'ai aussi fait pas mal d'erreurs d'organisation que j'essayerai de ne pas réitérer la prochaine fois.  

Malgré tout, il y a quelques cases dont je suis plutôt content. La couverture est passable. La première planche n'est pas trop moche, mais je me suis rendu compte que je ne pourrais pas passer autant de temps sur les autres (ou alors j'aurais fait 8 ou 10 planches au maximum). Je suis très content de la case 4 de la page 5 et de la case 3 de la page 6 (ne me demandez pas pourquoi). Il y en a encore quelques autres que j'aime bien, mais je suis en train de me dire qu'en fait on s'en fout un peu. 

Au final, je suis quand même assez fier de moi. Je suis un dessinateur très lent et perfectionniste, et ça ne fait pas si longtemps que j'essaye sérieusement de me mettre à la BD. Donc je trouve que malgré une histoire débile et pas mal de dessins pitoyables, je m'en suis assez honorablement sorti pour une première.
Et puis c'était super chouette de pouvoir bosser avec les copains et d'être choyé et nourri pendant toute la durée des vingt-quatre heures, grâce à Lyon BD et l'ECAM qui nous ont royalement accueillis (Merci Sandrine ! Merci Mathieu ! Merci tout le monde !) 

J'arrête là le blabla et je poste un aperçu de mes planches. Vous pouvez allez les lire si le cœur vous en dit sur le site des 24 heures. Il y a aussi celles des copains (Coralie Nagel, Marfi (qui a dessiné plus vite que son ombre et terminé ses planches en un temps record), JulietteL, Anjale, Arnaud de Vivies, Emy...), celles de mon ancien prof Jérôme Jouvray tellement fort qu'il a le temps d'arriver en retard, de faire ses planches en couleur et de jouer au ping-pong, celles de Kichi qui sont très jolies (et qui utilisent la contrainte de manière intelligente et subtile) même si il a pas fini, celles de Boulet qui met la honte à tout le monde comme d'habitude, et plein d'autres encore dont beaucoup sont très chouettes, quelle que soit la catégorie (amateurs, professionnels, étudiants). 


mercredi 22 janvier 2014

Sauvons les meubles

Comme aucune des illus sur lesquelles je travaille en ce moment n'est finie, il faut que je meuble un peu. Je ressors donc du placard deux images que je n'avais pas postées jusqu'ici car je ne les aime pas trop.
La première (bâclée et pas vraiment finie en raison du manque de temps) avait été réalisée pour un concours sur le thème d'Hansel et Gretel.
La seconde, c'était un cadeau que j'ai eu un peu honte d'offrir (Aurélia, ne te sens pas obligée de l'afficher chez toi. Tu peux le cacher au fond d'un carton à dessin, je comprendrai et je ne t'en voudrai pas ^^). 

Bon, je retourne travailler. Comme ça, la prochaine fois, j'aurai peut-être autre chose à offrir que des fonds de tiroirs et une pitoyable métaphore filée.

samedi 4 janvier 2014

Mars

Je continue mon travail sur les émotions avec la colère.


J'aurais par ailleurs besoin d'avis et de conseils : il faut que je choisisse la série que je continue. Celle à la carte à gratter, qui compte déjà la honte et le chagrin en plus de la colère. Ou celle à la gouache, qui comprend l'amour et le chagrin, l'angoisse et la joie, ainsi que la nostalgie. Petit comparatif ci-dessous.






Si vous avez deux minutes, je veux bien que vous argumentiez un peu en m'expliquant pourquoi vous préférez l'une ou l'autre série, pourquoi une image vous semble éventuellement plus belle, plus forte ou plus touchante qu'une autre etc... Parce que c'est franchement pas facile de choisir.